Ma Bagheera 1 Guy D.

RESURECTION D’UNE PANTHERE

(Clic sur les photos pour agrandir)

C'est en septembre 1997, au retour de Mortefontaine où fut célébré les 30 ans de la matra 530 que mon idée de restaurer une Bagheera a mûri, mais une quelle? Phase 1 comme papa avait possédé ou phase 2 comme j'avais eu.

Je feuillette les petites annonces et trouve un nid de phase 2 du coté de Grammont, il fallait en prendre 4 pour en refaire une déjà commencée mais pas comme je l'aurais fait, je passe donc mon chemin. 

C'est alors que le président du Belgian Matra Club me propose la phase 1 blanche qu'il avait achetée quelques années auparavant afin de la restaurer mais dont il avait abandonné le projet suite à l'achat d'une des premières série 1 jaune (son rêve de toujours). 

La décision fut prise la semaine suivante et l'auto rapatriée pour sa cure de jouvence car elle en avait fameusement besoin (une vrai voiture française des années 70).

Vient le temps du démontage pour voir l'étendue des dégâts et ce fut de mauvaise surprise en mauvaise surprise le bloc avant, les bas de caisse où des tôles avaient été soudées sur les tôles pourries.

Je décidai alors de la mettre à nu, découper le plus gros des pièces ne servant pas de renfort et enfin la sabler avant de commencer les travaux de soudures.

En attente de sablage...

Entre temps je m'étais rendu chez Delcourt à Argenteuil (c'est lui qui avait racheté le stock de pièces matra) faire mon Shopping et ramener le plus gros des pièces tôleries nécessaires à la remise en état de la belle.

En janvier 1998, la caisse revient du sableur en apprêt soudable et c'est grâce à la partie polyester du toit, étant restée dessus, que je la reconnus car elle ressemblait plus à un gros bloc de fromage attaqué par une horde de souris qu’a un châssis automobile.

Il y eu un grand moment de désespoir mais n’étant pas du genre à me laisser abattre, les nouvelles tôles étant là et l’envie de rouler à nouveau en Bagheera (j’en avais possédé une S silver métal en 1979) me tenaillait.

Ce fut alors une longue très longue période de soudure, formage de tôles, encore souder, mesurer, tracer, découper des tôles, acheter les pièces que je n’avais pas jugées utiles d’acheter lors de ma première visite.

 

Voilà tout ce qui a été découpé et remplacé...

Lorsque la caisse fut entièrement soudée, elle retourna chez le sableur afin d’être métallisée, puis je refis tous les joints entre tôles et ensuite la caisse fut recouverte d’une couche de peinture époxy, une d’anti gravillon et enfin d’une de peinture noire brillant.

Vint ensuite le temps du remontage de la mécanique dont les trains avaient été sablés, traités à l’antirouille et peints en noir et de l’ensemble motopropulseur afin de pouvoir déplacer l’auto et ainsi recoller après ajustage la partie arrière le museau et ensuite le réglage des portes.

Après de longue heures de ponçage, masticage, reponcage, primer et encore ponçage vint le moment de la peinture en orange couleur de celle possédée par papa et aussi afin de pouvoir utilisé le tissus d’origine brun et noir acheté lors d’un de mes voyages à Argenteuil.

Et la dernière étape fut le remontage des accessoires, intérieur, faisceau électrique avec ces bobos du au temps.

La panthère fut terminée 3 ans après son achat et a parcouru environ 1000 kms depuis sa restauration.

Une deuxième achetée à l’ami Joël  attend son tour depuis 10 ans maintenant mais comme je dis souvent un jour viendra…

Guy

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